Une diététicienne alerte : ce fruit est le plus contaminé aux polluants, il ne faut jamais manger la peau
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Raisin de table, champion français des PFAS et pesticides, inquiète désormais les diététiciennes. Pourquoi sa peau concentrerait-elle autant de polluants sur nos tables familiales ?
Sur les étals, les paniers débordent de fruits colorés. Oranges, bananes, ananas : pour eux, retirer l’épaisse écorce est un réflexe. Ce n’est pas le cas d’un autre fruit très apprécié, que la plupart des Français croquent ou picorent avec la peau… alors qu’il concentre une quantité record de polluants.
Tout part de la façon dont les vergers sont traités. "Les champs d’arbres fruitiers sont souvent soumis à des traitements par pesticides, ou bien sont proches d’autres contaminants. C’est notamment le cas des pommes", explique Sarah José, diététicienne-nutritionniste, citée par Top Santé. Pour les fruits les plus exposés, elle recommande de les laver et de les éplucher, "afin d’éliminer une partie de ces contaminants". Et un fruit en grappe, très courant, se retrouve tout en haut de la liste.
Peaux fines et polluants : tous les fruits ne se valent pas
Les fruits à peau épaisse, comme l’ananas, l’avocat ou la mangue, restent en général moins touchés. Les pêches, nectarines, abricots, pommes, poires ou raisin, avec leur peau fine, sont beaucoup plus vulnérables aux pesticides. Entre 2017 et 2021, 80,5 % des abricots non bio analysés contenaient au moins un résidu, et en 2021, 73,6 % des poires étaient contaminées.
Les nuisances ne s’arrêtent pas là. Des ONG ont mis en lumière une hausse de 220 % des fruits contenant des pesticides de type PFAS, ces "polluants éternels" très persistants, entre 2011 et 2021 en Europe. En France, une étude de 2021 montre que le raisin de table est le fruit numéro un pour ces PFAS : 48 % des échantillons de raisins présentaient au moins un résidu, et 88,3 % au moins un pesticide.
Raisin de table : fruit le plus contaminé, surtout dans la peau
Ce fruit que l’on grignote grain après grain, presque toujours avec la peau, c’est le raisin de table. D’après des données récentes, 94 % des raisins non bio portent au moins un résidu de pesticide, et 86 % au moins un perturbateur endocrinien. Quand la peau ne peut pas être retirée facilement, "Alors il faut minutieusement les laver, et idéalement les acheter bio", conseille Sarah José.
Autre souci : les résidus se concentrent surtout sur la peau, rarement enlevée pour le raisin. Sur l’ensemble des fruits non bio analysés en 2023, 78 % contenaient au moins un pesticide, et 31 % au moins un pesticide PFAS. Le raisin figure donc à la fois parmi les fruits les plus traités, et parmi ceux qui apportent le plus de polluants éternels dans l’assiette.
Limiter les polluants du raisin et des autres fruits à peau fine
Pour les pêches, nectarines, abricots, pommes ou poires non bio, les spécialistes conseillent de les éplucher, même si la peau contient des vitamines. On peut plonger les abricots quelques secondes dans l’eau bouillante ou utiliser un économe. Pour le raisin, certains enlèvent la peau en incisant légèrement chaque grain, mais ce geste reste long, surtout pour les enfants gourmands.
Le lavage reste pourtant un réflexe simple : il n’est pas recommandé d’utiliser savon, liquide vaisselle, vinaigre ou Javel. Les experts suggèrent plutôt de rincer les fruits environ 30 secondes sous l’eau du robinet, en frottant doucement. Pour les raisins très consommés en famille, choisir le bio quand c’est possible et limiter la peau des grappes conventionnelles permet déjà de réduire une part de cette pollution invisible.