Charte P3A : Le SNIAA et ses partenaires recherchent des laboratoires pour l’analyse des contaminants

Fuente del artículo: AGRO

Derrière les perspectives de croissance, les fabricants doivent faire face à une accumulation de contraintes rarement observée dans le secteur. La première concerne les matières premières. Le cacao est devenu l’un des symboles de cette nouvelle instabilité. Entre 2023 et 2025, les cours mondiaux ont connu une envolée spectaculaire sous l’effet des mauvaises récoltes en Afrique de l’Ouest, des …

Dans le même dossier

Confiserie : La filière accélère sa transformation industrielleA quoi ressemblera l’industrie de la confiserie à l’horizon 2030 ?Process, automatisation, flexibilité : Les technologies qui redessinent les ateliers de confiserie

Dossier actuel : Matières premières, santé, réglementation : La triple pression qui redessine la filière

Le marché de la confiserie toujours porteur, mais profondément transformé

Derrière les perspectives de croissance, les fabricants doivent faire face à une accumulation de contraintes rarement observée dans le secteur. La première concerne les matières premières. Le cacao est devenu l’un des symboles de cette nouvelle instabilité. Entre 2023 et 2025, les cours mondiaux ont connu une envolée spectaculaire sous l’effet des mauvaises récoltes en Afrique de l’Ouest, des épisodes climatiques extrêmes et de maladies touchant les plantations. En Europe, cette crise s’est traduite par une hausse moyenne des prix de détail du chocolat de près de 18% en 2025.

Mais la pression ne concerne pas uniquement le cacao. Le sucre, les produits laitiers, certaines huiles végétales, les arômes naturels et les gélifiants ont eux aussi connu une forte volatilité. Pour les industriels, cette situation fragilise les stratégies d’achat et complique les engagements contractuels à moyen terme. Face à cette pression inflationniste, un second défi s’impose : la reformulation nutritionnelle.

Reformulation, recyclabilité, traçabilité

Sous l’effet des politiques de santé publique et de l’évolution des attentes consommateurs, les industriels doivent réduire les teneurs en sucre, supprimer certains additifs, intégrer davantage d’ingrédients naturels et parfois repenser totalement leurs recettes historiques.

Dans la confiserie, ce travail est particulièrement complexe. Modifier une formulation impacte directement la texture, la mâche, la cristallisation, la stabilité thermique ou encore la durée de conservation. Une simple réduction de sucre peut nécessiter plusieurs mois de développement. À ces défis s’ajoute la pression réglementaire européenne. La réglementation sur la déforestation importée, qui entre progressivement en application, impose une traçabilité renforcée pour des matières premières comme le cacao. En parallèle, les exigences autour de la recyclabilité des emballages accélèrent la transition vers des matériaux monomatériaux.

Pour les industriels, ces évolutions ne concernent plus uniquement le marketing ou la RSE. Elles impactent directement les lignes de production, les températures, les cadences, les matériaux de contact et parfois même l’architecture complète des ateliers. Enfin, la multiplication des références constitue une autre rupture majeure. Là où certaines usines produisaient quelques références en très grands volumes, elles doivent désormais enchaîner plusieurs formats, recettes et packagings dans une même journée. Cette flexibilité devient un facteur clé de compétitivité.

Dans ce contexte, la performance industrielle ne dépend plus seulement de la capacité à produire vite. Elle repose désormais sur la capacité à produire mieux, plus proprement, avec davantage d’agilité et de pilotage.