Selon Franco Berrino, 10 g d’huile d’olive par jour pourraient réduire la mortalité de 10 %
Fuente del artículo: TopSante
Franco Berrino affirme qu’une simple cuillère d’huile d’olive extra-vierge par jour pourrait infléchir le risque de mortalité. Entre grandes études internationales et gestes du quotidien, ce chiffre de 10 g intrigue autant qu’il interroge.
EN BREF
Franco Berrino, médecin épidémiologiste italien, avance qu’environ 10 g d’huile d’olive extra-vierge quotidiens seraient liés à une mortalité plus faible.
Plusieurs études de cohorte et méta-analyses décrivent des baisses de risque, notamment quand l’huile d’olive remplace beurre, margarine ou sauces riches.
Le texte montre comment intégrer 10 g par jour et choisir son huile d’olive, tout en nuançant ce fameux chiffre lié à la mortalité.
Dix grammes d’huile d’olive extra-vierge par jour, et la mortalité baisserait d’environ 10 % : la formule, avancée par le médecin et épidémiologiste italien Franco Berrino, fait forcément réagir. Interrogé par un quotidien local, il affirme : "Dix grammes par jour d’huile d’olive extra-vierge réduisent la mortalité de 10 %", en s’appuyant sur "des dizaines d’études" liant huile d’olive, cœur et longévité.
Derrière cette petite cuillère quotidienne se cache une vraie question : une simple habitude de cuisine peut‑elle réellement peser sur le risque de décès ? Les grandes cohortes américaines et les travaux sur le régime méditerranéen suggèrent bien un lien entre consommation régulière d’huile d’olive et mortalité toutes causes plus basse, mais les chiffres demandent à être décodés et replacés dans l’ensemble de l’alimentation.
10 g d’huile d’olive par jour : que signifie ce -10 % de mortalité ?
Les propos de Franco Berrino rejoignent plusieurs analyses dose‑réponse où chaque portion de 10 g d’huile d’olive par jour est associée à une baisse du risque de décès. Un document du Conseil oléicole international rapporte par exemple qu’une dose de 10 g d’huile d’olive vierge correspond à environ 7 % de mortalité totale en moins et 10 % de mortalité cardiovasculaire en moins, par rapport à des apports plus faibles, chez des adultes suivis sur plusieurs années.
Une méta‑analyse publiée en 2024 conclut de son côté qu’une augmentation de 10 g par jour est liée à une baisse moyenne d’environ 8 % de la mortalité toutes causes. Il s’agit de risques relatifs : cela ne veut pas dire que votre probabilité individuelle de mourir diminue mécaniquement de 10 %, mais qu’au sein d’une population, ceux qui consomment plus d’huile d’olive présentent, en moyenne, moins de décès sur la durée du suivi.
Les grandes études sur l’huile d’olive, la mortalité et le cœur
Selon l’équipe de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, qui a suivi plus de 90 000 personnes pendant 28 ans dans les cohortes Nurses’ Health Study et Health Professionals Follow‑up Study, les plus gros consommateurs d’huile d’olive (plus de 7 g par jour) présentaient environ 19 % de risque de mortalité totale en moins que ceux qui en utilisaient très peu. Les résultats, publiés dans le Journal of the American College of Cardiology, montrent aussi qu’à calories égales, remplacer 10 g de beurre, margarine ou mayonnaise par 10 g d’huile d’olive s’accompagne d’un risque de décès plus bas, en particulier pour les maladies cardiovasculaires.
Ces travaux restent observationnels : ils repèrent des associations, sans prouver à eux seuls qu’une cuillère d’huile d’olive provoque la longévité. Ils s’inscrivent toutefois dans un ensemble cohérent d’études, dont l’essai clinique PREDIMED en Espagne, où un régime méditerranéen enrichi en huile d’olive extra‑vierge a été associé à moins d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux chez des personnes à haut risque cardiovasculaire.
Comment intégrer 10 g d’huile d’olive par jour sans alourdir l’assiette
Dans la vie réelle, 10 g d’huile d’olive représentent environ 2 cuillères à café (une cuillère à soupe en apporte autour de 13,5 g). Comme toute graisse, l’huile d’olive apporte 9 kcal par gramme, soit près de 90 kcal pour 10 g : l’idée n’est donc pas d’en ajouter partout, mais de l’utiliser à la place d’autres graisses moins favorables pour le cœur.
Quelques façons simples de faire ce remplacement au quotidien :
Assaisonner salades, légumes cuits ou crudités avec de l’huile d’olive plutôt que des sauces toutes faites.
Tartiner un peu d’huile d’olive sur du pain complet à la place du beurre salé.
Terminer la cuisson d’un poisson, de légumes grillés ou de légumineuses avec un filet d’huile d’olive extra‑vierge.
Franco Berrino rappelle : "Quand tu sens un picotement dans la bouche, cela signifie la présence d’un puissant anti‑inflammatoire, c’est certainement une huile de qualité". Ce ressenti serait lié à des polyphénols comme l’oléocanthal. En cas de pathologie cardiovasculaire, diabète ou régime amaigrissant, un avis médical reste préférable.