Selon le Dr William Li, 2 tasses de chocolat chaud pourraient augmenter les cellules souches circulantes

Fuente del artículo: TopSante

Un cardiologue star affirme que deux tasses de chocolat chaud peuvent doubler certaines cellules souches circulantes en 30 jours. Entre étude clinique à San Francisco et réalité de votre tasse, le verdict est plus nuancé.

EN BREF

  • Le Dr William Li affirme, dans un échange avec le Dr Rangan Chatterjee, que deux tasses de chocolat chaud peuvent doubler cellules souches circulantes.

  • Une étude clinique à San Francisco a testé, pendant 30 jours, une boisson au cacao riche en flavanols sur patients atteints de maladie coronarienne.

  • Les résultats sur les CACs, les marqueurs CD34+/KDR+ et la dilatation médiée par le flux ouvrent pistes, mais la transposition au quotidien reste délicate.

Deux tasses de chocolat chaud par jour pour "doubler vos cellules souches" en un mois : la promesse, signée du médecin américain Dr William Li, circule partout sur les réseaux. Derrière la formule choc se cache une idée simple : un cacao très riche en flavanols aiderait l'organisme à mobiliser davantage de cellules réparatrices pour les vaisseaux sanguins.

Le spécialiste de l'angiogenèse, entendu dans un échange avec le podcasteur et médecin généraliste Dr Rangan Chatterjee, affirme ainsi : "Deux simples tasses de chocolat chaud doublent le nombre de cellules souches qui circulent dans les vaisseaux sanguins et multiplient par deux la résistance des vaisseaux sanguins au cours d'un mois". Encore faut-il comprendre de quelles cellules il parle, et surtout quel type de cacao se trouvait réellement dans la tasse.

D'où vient la promesse des 2 tasses de chocolat chaud ?

Au delà de la formule, la phrase du Dr William Li renvoie à un essai clinique mené à l'université de Californie à San Francisco, enregistré sous le numéro NCT00553774. Seize patients atteints de maladie coronarienne ont reçu pendant 30 jours, deux fois par jour, une boisson au cacao apportant 375 mg de flavanols, contre 9 mg pour la boisson témoin plus pauvre.

Que mesurait vraiment l'étude sur les cellules souches circulantes ?

Une publication de 2010 dans la revue cardiologique américaine JACC rapporte que la boisson riche en flavanols de cacao a fortement augmenté le nombre de "cellules angiogéniques circulantes" (CACs), un groupe de cellules progénitrices endothéliales proches de ce que l'on appelle des cellules souches circulantes. Les auteurs les identifiaient par des marqueurs comme CD34+/KDR+ et les reliaient à la capacité de réparation de la paroi interne des artères.

Après 30 jours, une sous-population de ces cellules CD34+/KDR+ avait été multipliée environ par 2,2 par rapport à la boisson témoin pauvre en flavanols, et une autre sous-population presque par 8. Les chercheurs notaient aussi une amélioration d'un indicateur de fonction endothéliale, la dilatation médiée par le flux (FMD), qui reflète la capacité d'un vaisseau à se dilater pour laisser passer le sang.

Quel chocolat chaud se rapproche de celui de l'étude ?

Le chocolat chaud servi aux participants n'avait rien d'un dessert sucré classique : c'était une boisson standardisée, riche en flavanols, sans excès de sucre ni additifs. Dans sa conversation avec le Dr Rangan Chatterjee, traduite par la presse, William Li précise que les bienfaits de cette boisson "ne sont efficaces que lorsque le pourcentage de cacao est élevé, au dessus de 80 % et idéalement de cent pour cent".

Le médecin ajoute un avertissement très concret : "Il faut vérifier la qualité de ce que nous achetons au supermarché. Si la liste des ingrédients de l'étiquette d'un produit te fait peur, rends-le et cherche une autre option qui ait un nombre minimum d'ingrédients". Pour se rapprocher de l'esprit de l'essai clinique sans nuire à la santé cardiométabolique, quelques repères simples s'imposent.

  • Privilégier un cacao en poudre ou un chocolat à cuisiner avec au moins 80 % de cacao.

  • Limiter le sucre ajouté et éviter les poudres instantanées très transformées.

  • Garder à l'esprit que l'étude portait sur seulement 16 patients et qu'elle ne remplace pas un traitement médical suivi approprié personnalisé.